« Chez tous les mammifères, l’appareil génital femelle présente au cours et pendant toute la période d’activité génitale, des modifications morphologiques et physiologiques se produisant toujours dans le même ordre et revenant à intervalles périodiques, suivant un rythme bien défini pour chaque espèce.
Ces modifications, connues sous le nom de cycle sexuel ou cycle oestral, commencent au moment de la puberté, se poursuivent tout au long de la vie génitale et ne sont interrompues que par la gestation. Elles dépendent de l’activité fonctionnelle cyclique de l’ovaire régulée par ses propres sécrétions hormonales, elles-mêmes sous dépendance étroite des hormones gonadotropes hypothalamo-hypophysaires. » (J. DERIVEAUX et F. ECTORS – 1986)
Maîtriser la reproduction bovine implique de contrôler les paramètres de fécondité du troupeau dans un contexte économique donné et une conduite alimentaire spécifique, en fonction de standards. Par ailleurs, les performances d’un élevage devront s’apprécier au plan collectif, mais également au plan individuel, chaque élevage constituant un système complexe en équilibre instable sur lequel de très nombreux facteurs interagissent. L’infécondité chez les vaches laitières ou allaitantes reconnaît les mêmes causes mais les affections dominantes varient selon le type de production.
Maîtriser ou améliorer les performances de reproduction bovine passe par l’optimisation des stratégies de reproduction et par le diagnostic et traitement des problèmes de reproduction. Ainsi la réalisation des objectifs comme l’intervalle vêlage-conception ou l’intervalle vêlage-vêlage dépendra de l’efficacité du gestionnaire de troupeau, de la réussite de l’inséminateur et de l’intervention précoce et planifiée du vétérinaire. Ces objectifs peuvent être atteints en utilisant des hormones qui régulent le cycle oestral de sorte que la période d’œstrus peut être déterminée avec exactitude dans un groupe de femelles traitées.






